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Toitures végétales à Neerland

La traditionnelle lutte contre la surchauffe se fait de manière répressive, mais l’approche préventive remporte de plus en plus de succès. C’est notamment possible en utilisant des toitures végétales et des jardins en toiture. Ils apportent généralement aussi une plus-value esthétique au bâtiment.

Ce n’est pas un hasard si les nouveaux immeubles résidentiels du quartier Neerland possèdent une toiture verte. Tout comme Bruxelles et Gand, par exemple, Anvers impose leur aménagement pour les nouvelles constructions et les rénovations importantes. À Neerland, cette tâche a été confiée au spécialiste IBIC d’Aartselaar. La surface était d’environ 2.000 m².

En Flandre, la principale fonction des toitures végétales est la rétention d’eau pluviale. L’aménagement de toitures vertes a d’ailleurs fortement augmenté après une série d’inondations au tournant du siècle. Outre les obligations légales, les subventions sont d’autres incitants non négligeables. Par ailleurs, la création de biotopes verts dans les environnements urbains a également joué un rôle dans les choix politiques et volontaires. Une partie de l’eau retenue s’évapore à nouveau lentement, tandis qu’une autre partie est évacuée au ralenti vers un oued, un étang ou des eaux courantes de surface. Cela permet de ne pas surcharger les égouts. Et les propriétés d’isolation thermiques constituent un avantage supplémentaire.

Entretien

« Une obligation légale est une chose », affirme Dave Martens, General Manager d’IBIC. « Mais il est également important d’exercer un contrôle. C’est le cas dans les grandes villes, même si nous voyons également la demande de toitures vertes augmenter dans des régions plus rurales. Mais les choses ne s’arrêtent pas là. Une toiture végétale digne de ce nom a aussi besoin d’entretien. » C’est pourquoi IBIC a conclu un contrat d’entretien avec la société de logements sociaux Woonhaven.

« Une toiture verte vit. Il faut de temps à autre enlever les plantes indésirables qui poussent et donner de l’engrais organique au sol. Outre les mauvaises herbes, des arbres pourraient aussi pousser sur le toit à cause des graines qui y sont amenées par le vent, les oiseaux, etc. Il est donc essentiel de prévoir un système d’étanchéité qui résiste aux racines. De plus, chaque type de toiture végétale a son propre poids saturé. Il faut décider quel type de toiture végétale est souhaitable lors de la conception du bâtiment. La structure porteuse est alors dimensionnée sur base de cette information. »

Loi du plus fort

De manière standard, les plantes des toitures vertes expansives sont des sedums. « C’est ce que choisissent la plupart des maîtres d’ouvrage. Nous pouvons aussi, sur demande, proposer d’autres plantes adaptées. Nous utilisons alors un mélange de diverses variétés et c’est la loi du plus fort qui l’emporte. Les variétés qui se sentent le mieux dans les micro-conditions locales poussent, tandis que d’autres dépérissent. C’est imprévisible, cela dépend fortement de facteurs spécifiques, comme l’ombrage ou le reflet de la lumière provoqué par de hautes constructions très proches, les vents dominants, etc. »

« Sur fond de changement climatique, d’augmentation des pluies et d’intensification de l’urbanisation, les toitures végétales sont même recommandées pour les toitures basses de dimensions plus modestes. »

 

© Koen Mortelmans pour Bouwen Aan Vlaanderen.